Le microcrédit
Début juin, nous avons pu assister à la 6ème édition de la semaine du microcrédit,
ce qui nous amène à nous poser des questions sur son domaine d’application et son développement :
- Pourquoi le mettre en place ?
- Quels en sont les bénéficiaires ?
- Quel est son rôle dans la société actuelle ?
En 1976, Mr Yunus crée au Pakistan la fameuse banque Grameen Bank pour permettre de financer les projets de villageoises bangladaises n'ayant pas accès aux crédits bancaires habituels.
Plus de trente ans après le lancement du concept, les prêts accordés sans conditions de ressources en majorité à des femmes (94%)
sont remboursés dans 98 % des cas.
Le microcrédit est, sans aucun doute, l'innovation qui a fait le plus parler d'elle dans la lutte contre la pauvreté.
Dans ces pays pauvres où la population n’a d’autres moyens de survivre que d’être à son compte (environ 50% de la population au Pakistan contre 12 %
dans les pays de l’OCDE), le microcrédit permet à de nombreuses familles de sortir de la pauvreté.
Au-delà des bienfaits financiers, le microcrédit joue aussi un rôle important dans l’autonomisation des femmes.
Beaucoup d’entre elles y ont recours pour entreprendre des activités génératrices de revenus ou pour créer leur propre entreprise.
Il a non seulement rendu les femmes plus productives mais il les a aussi rendu autonomes.
En créant leur propre entreprise, elles jouent un rôle plus important dans les sphères économique, sociale et politique de la société.
De plus, elles prennent davantage part à la prise de décision sur les questions touchant à la famille, telles que la planification familiale, l'éducation des enfants et la sécurité économique.
Mais une telle médaille a son revers et certaines personnes dénoncent des taux usuriers et leur effets pervers mais aussi une vision trop optimiste d’un monde constitué uniquement de personnes douées pour l’entreprenariat.
Il faut bien avouer que dans beaucoup de pays pauvres, l’entreprenariat reste le seul moyen pour se constituer son propre revenu.
Malgré ces critiques, l’utilité du microcrédit n’a pas été remise en cause
et certains pays développés, comme la France, mettent désormais en place des mesures pour le promouvoir (lire l’article de l’Express annonçant les mesures de Mme Lagarde et l’article du Parisien annonçant le lancement du microcrédit dans les villes de Meudon, Boulogne, Asnières, Issy les Moulineaux et Sèvres).
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Doit-on s’en réjouir ou s’inquiéter de ces nouvelles mesures qui nous incitent à créer notre propre emploi pour lutter contre le chômage ?
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